La tempête contrarie le retour de la flotte

 

Tempête pour sortir, la flotte reste à terre. Le retour des concurrents de la course-croisière des ports vendéens a été contrarié. Après l’annulation de la dernière étape Saint-Gilles-Croix-de-Vie/Port-Bourgenay le dimanche 6 juillet. Plusieurs voiliers ont pris la mer après l’annonce de la fin de l’épreuve. Trois bateaux venus de l’estuaire de la Gironde ont profité de l’après-midi pour rapidement rallier Les Sables-d’Olonne.

Mais dès le lendemain, lundi, toute la flotte était à quai.

A la capitainerie de Port-La-Vie, l’anémomètre flirtait régulièrement avec les trente nœuds lors de ce lundi tempétueux « Hier, ça pouvait encore passer » indiquait un conçurent  de Gironde, à l’affût des dernières tendances météo.

Sur les pontons de Port-la-Vie, on dénombrait environ 50 voiliers de la course-croisière condamnés à rester au port. Plusieurs Noirmoutrins étaient quant à eux immobilisés aux Sables d’Olonne. Seule la quinzaine de bateaux de Saint-Gilles n’a pas connu ces contraintes du retour. La flottille a rongé son frein, certains équipages calfeutrés dans leurs carrés, d’autres tentant de se distraire au cinéma. Beaucoup pensaient déjà aux conditions de retour qui s’annonçaient envisageables dès le mardi 8 juillet. « Demain, ça va tomber, cela va aller pour sortir » notait un Rochelais. « Il y aura encore de la houle résiduelle, mais ça devrait passer. Il y a eu beaucoup de vent, mais il nous en faut quand même pour que ça marche.» notait un autre participant.

Pour certains, la suite du programme s’annonce dans les Pertuis Charentais, où les vent étaient annoncés moins violents. « Il n’y a pas que la régate qui compte, nous allons faire un peu de tourisme. »

Les concurrents du sud pestaient quand même après les conditions météo. « Nous sommes montés au près, la course s’est déroulée quasiment uniquement au près et pour redescendre en Gironde, cela risque encore d’être dans le nez. »