Communiqué 6

Ce qu’ils ont dit, à l’arrivée de l’étape aux Sables-d’Olonne


Pascal Capelle, skipper de « Team Merceron », un Grand Surprise, chantier Archambault

 « Cette étape a été très sportive avec pas mal de vent au départ et de grosses rafales. La mer était fortement hachée. La journée a été très physique à barrer. Comme nous avons un bateau à déplacement léger, nous ne sommes pas avantagés par ce type de temps. Nous avons été au près serré pendant tout le parcours. La bonne nouvelle, c’est que nous nous classons en tête par rapport aux deux autres sisterships qui sont engagés. Avec six hommes à bord, c’est un équipage au complet, mais nous n’avons le bateau que depuis septembre dernier et plusieurs entraînements ont sauté au printemps.


Christophe Dalichampt, skipper de « Groupe Fit Morris », First 36.7, Bénéteau

 «Nous nous sommes pas trop mal défendus, avec un équipage pourtant réduit. Nous étions 4 au lieu de 8. La première partie de course a été dure jusqu’à la bouée de Sion. Le vent est tombé en milieu d’après-midi après la bouée de la Gâchère. A ce moment là, nous avons vu la flotte s’étaler. Les écarts ont commencé à se creuser entre les bateaux. Cela a été le moment de faire quelques manœuvres physiques pour changer la voile d’avant. »


Jean Vacher, skipper de « Sandy », Sun Fast 32, Jeanneau

« La journée a été assez galère. Il y avait Force 4 à 5 au départ, à l’Ile d’Yeu. Nous avons eu le vent debout, pendant tout le parcours. Cela a été assez long. En fin de parcours, nous a été démoralisé par le calme à l’arrivée. Nous sommes subitement passé d’une vitesse de 5,5 nœuds à 2 nœuds. Nous étions en tête de notre flotte et nous nous sommes faits remonter par les bateaux qui étaient plus au large, car ils ont touché le vent plus tôt quand c’est reparti ¾ d’heure plus tard. Je viens à cette régate depuis huit éditions. Nous venons de Cavernes sur la Dordogne. »


Lydie Mottelais, équipière sur « Melomax » Dufour 34

La journée a mal commencé. Il y  a eu un coup de panique au départ sur un refus de priorité de tribord. Départ très chaud, à l’Ile d’Yeu. Il a fallu ensuite virer la bouée de dégagement  devant l’école de voile. Nous étions très gîtés tout en ayant pas mal réduit la voilure avec un ris dans la grand voile et sous solent. La navigation s’est déroulée dans une mer forte, on s’est fait pas mal rincer. En conclusion, les deux premiers jours ont été très physiques. »


Jean-Claude Colin skipper d’ « Obélix », Sangria, Jeanneau

« Aujourd’hui, cela n’a pas été ma tasse de thé. Du près et du courant dans le nez. J’ai vite fait mes calculs. A 16 h 15, j’étais à la bouée de Sion, Je ne pouvais guère espérer faire mieux que minuit aux Sables-d’Olonne. J’ai préféré renoncer et mettre au moteur. Je viens chaque année depuis 1991. La première année que j’étais venu, j’avais reçu pas mal de cadeaux. Cela m’a encouragé à revenir. Au début, je naviguais avec ma femme, maintenant, c’est avec ma petite fille qui a 12 ans. Je viens parce que c’est le plaisir de se retrouver avec les copains. Cette course permet de faire du gros temps avec la sécurité, mais l’épreuve a évolué depuis que j’y participe.»